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Les membres de la Commission de la bibliothèque Dre-Marguerite-Michaud, qui dessert la grande région de Fredericton (de Gagetown à Nackawic), réclament l’ajout de deux équivalents temps plein au personnel de sa bibliothèque.

Les ministères de l’Éducation et du Développement de la petite enfance et de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail se partagent la responsabilité de financer les postes de bibliothécaires et aide-bibliothécaires. En effet, notre bibliothèque de langue française joue un double rôle : elle dessert une large population scolaire en plus d’être le principal point de service des francophones et francophiles de la région.

Cette requête est présentée pour la troisième fois, la première ayant été transmise dans le contexte de l’attribution de 33 nouveaux postes en septembre 2023, dans le système des bibliothèques publiques, dont aucun n’a été attribué à des bibliothèques publiques-scolaires.

La Commission a toujours exposé les faits suivants :

  1. notre bibliothèque scolaire et communautaire francophone est FERMÉE les fins de semaine, alors que la Bibliothèque publique du centre-ville, elle, est ouverte sept jours sur sept. Cette situation nous apparaît inconcevable, alors que bon nombre de parents francophones et francophiles de la capitale provinciale souhaiteraient accompagner leurs jeunes à la bibliothèque et voir se développer une programmation familiale favorisant la lecture. Cette situation inéquitable n’est pas sans conséquences sur les habitudes de lecture et d’utilisation familiale de nos services de langue française. Cela nuit à l’atteinte de l’égalité entre les deux communautés de langue officielle et se veut indirectement une invitation à ce que les francophones se dirigent vers les services en anglais;
  2. nous desservons une clientèle scolaire francophone et internationale grandement à la hausse – nous devons accueillir décemment cet achalandage accru et franchir une nouvelle étape de notre croissance;
  3. nous n’exploitons qu’une mince portion du potentiel que constituent les apprenants du secteur anglophone qui souhaitent développer leurs aptitudes en français (livres, films, jeux, programmation, etc.);
  4. nous devons nous assurer de la sécurité de nos employées, du public ainsi que celle de nos biens matériels. Non seulement le ratio d’utilisateurs est fréquemment trop élevé en présence d’une seule employée, mais la nécessité de compter minimalement sur deux employées à certains moments relève d’une gestion minimale du risque.

Cette requête s’inscrit en outre dans le contexte plus large suivant :

  1. la chute significative des résultats des examens provinciaux en lecture du secteur francophone;
  2. le plan de rattrapage pour atténuer les contrecoups de la pandémie sur les apprentissages des élèves auquel notre bibliothèque peut largement contribuer;
  3. les récents rapports du Défenseur des enfants et des jeunes quant aux besoins criants en matière de santé mentale et de littératie (activités parascolaires, engagements sociaux, endroits sécuritaires, etc.), besoins auxquels nos services pallient en large partie;
  4. une stratégie urgente pour vaincre un faible taux d’alphabétisation déplorable en Acadie.

Connaissant le potentiel toujours inexploité de notre précieuse bibliothèque scolaire et communautaire de langue française dans la vaste région de la capitale provinciale, nous voulons miser sur la croissance et des services plus adaptés aux besoins de nos familles, de nos élèves et de notre collectivité.

C’est pourquoi nous enjoignons le gouvernement à reconnaître le rôle crucial des bibliothèques scolaires publiques dans le prochain budget provincial.

Nous croyons fermement que le travail de nos employées actuelles est exceptionnel et que la bibliothèque Dre-Marguerite-Michaud, données de fréquentation à l’appui, est rendue à une nouvelle étape de son développement.

La flexibilité nécessaire qu’apporteront de nouvelles ressources au sein de notre équipe nous permettra d’envisager les prochaines années avec un regard stratégique, axé sur des services répondant aux besoins croissants de nos communautés et de nos écoles.

Texte de Nathalie Dubois,
présidente de la Commission de la bibliothèque Dre-Marguerite-Michaud (BDMM)
 

 

Nous invitons la population à démontrer leur appui en signant la pétition à ce sujet à la réception du Centre communautaire Sainte-Anne. 

Si vous désirez plus d’informations, ou si vous avez envie de soutenir la bibliothèque en devenant membre de la Commission, veuillez communiquer avec Nathalie Dubois, présidente de la Commission de la bibliothèque, au 506-447-8171.
 

Biblio besoin ressources commission web

Les commissaires (de gauche à droite) : Nathalie Dubois, Maryse Bernier-Duchaussoy, Pascale Bergeron, Elizabeth Lépine, Alain Boisvert
Absente : Line Pinet
 


 

Saviez-vous que…

Vous pouvez contribuer financièrement à bonifier la collection et la programmation de la bibliothèque par le biais de la Campagne Centraide? Même si la bibliothèque ne figure pas dans la liste des organismes mentionnés, vous pouvez diriger votre don à la Commission de la bibliothèque Dre-Marguerite-Michaud.
 

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