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La commission de la bibliothèque Dre-Marguerite-Michaud revendique des ressources additionnelles pour mieux servir les francophones de la capitale

Les membres de la commission de la bibliothèque Dre-Marguerite-Michaud (BDMM) ont récemment fait une demande officielle au gouvernement provincial pour obtenir l’ajout de personnel.

« Notre bibliothèque de langue française joue un double rôle : elle dessert une large population scolaire en plus d’être le principal point de service des francophones et francophiles de la région », a indiqué la présidente de la commission, Nathalie Dubois.

La requête de la commission a été adressée aux deux ministères suivants : Éducation postsecondaire, Formation et Travail; et Éducation et Développement de la petite enfance.

« Il s’agit d’une requête que nous réitérons pour la troisième fois; notre première demande ayant été transmise à ces deux ministères dans le contexte de l’attribution de 33 nouveaux postes en septembre 2023 dans le système des bibliothèques publiques, dont aucun n’a été attribué à des bibliothèques publiques-scolaires. »

La demande de la commission s’appuie sur les faits suivants :

  • La bibliothèque Dre-Marguerite-Michaud, un établissement scolaire et communautaire francophone, est fermée les fins de semaine, alors que la Bibliothèque publique de Fredericton est ouverte sept jours sur sept.
  • La bibliothèque sert une clientèle scolaire francophone et internationale grandement à la hausse.
  • Le nombre d’utilisateurs est fréquemment trop élevé en présence d’une seule employée, ce qui comporte des risques en termes d’environnement sécuritaire au travail.

« La situation de la bibliothèque francophone nous apparaît inconcevable, alors que bon nombre de parents francophones et francophiles de la capitale souhaiteraient accompagner davantage leurs jeunes à la bibliothèque, et voir se développer une programmation familiale favorisant la lecture », a souligné madame Dubois.

La requête de la commission s’inscrit également dans le contexte plus large incluant la chute significative des résultats des examens provinciaux en lecture du secteur francophone; le plan de rattrapage sur les apprentissages des élèves; et les rapports du Bureau du défenseur des enfants et de la jeunesse quant aux besoins criants en matière de santé mentale et de littératie.

« C’est pourquoi nous enjoignons le gouvernement à reconnaître le rôle crucial des bibliothèques publiques-scolaires en allouant des ressources justes et équitables », a ajouté madame Dubois. « Témoins du potentiel toujours inexploité de notre précieuse bibliothèque de langue française dans la vaste région de la capitale provinciale, il est désormais l’heure de parler de croissance et de services plus adaptés aux besoins de nos familles, de nos élèves et de notre collectivité. »
 


Texte de Robert Duguay